From California to Here.

par épiquevictoire

Ca fait longtemps, très longtemps. Trop longtemps hein parce qu’il y a des centaines de choses que je n’ai pas pris le temps d’écrire ici comme je m’y étais engagée (ils appelent ça la flemmite aiguë paraît-il, j’appellerais ça plus poétiquement être prise dans le flux de l’action, la vie, le moment sans prendre le temps d’écrire tous ces instants). Alors comme ça je ne vous ai pas raconté Los Angeles, le Bay to Breakers, le printemps à San Francisco, mes dernières expérimentations alimentaires Américaines, l’avion du retour et touts ces détails qui, heureux ou moins heureux ont été si forts en émotions.

 Donc, aujourd’hui, je n’ai pas écrit sur ce blog depuis près de 6 mois, j’ai décollé de San Francisco depuis presque 5 mois et je ne suis pas sûre d’avoir réellement atterri. En France, je suis passée d’étudiante en échange à étudiante en Master, de Lyonnaise à Parisienne (personne n’est parfait), le tout avec une immense arrière-pensée, un arrière-goût Californien.

Je voulais prendre le temps d’écrire cet article pour décrire ces arrières, cet après, donner un bilan à cette incroyable aventure et à ce blog car, après tout, toutes les belles choses ont une fin mais surtout elles méritent une belle fin. Il y en a certainement des multitudes (que-dis, des centaines!) mais je me contenterais, en guise de bilan, 5 mois plus tard, de cinq points qui m’ont fait tomber amoureuse de San Francisco.

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1. A San Francisco, je suis tombée amoureuse des gens

Oui les « gens » c’est moche mais il fallait bien que je parle de toutes les personnes formidables qu’on rencontre en Californie. Je ne parle pas seulement des amitiés uniques que j’ai nouées sur le sol américain et qui ont rendues cette expérience si belle et forte. Je parle aussi de toute ces personnes anonymes que j’ai croisées au fil de mon année et qui l’on ainsi illuminée. Je parle du garçon qui rembarré dans sa séduction te souhaite une belle journée au lieu de t’insulter, je parle de la caissière chez H&M qui te demande si tu passes une bonne journée, je parle du passant qui prendra du temps et du plaisir à te renseigner, je parle de toutes ces personnes qui ont satisfait ma pipelettitude en ayant juste envie de te parler dans la rue et je parle aussi de ces SDF qui avec leurs pancartes drôles te donnent le sourire.

2. A San Francisco, je suis tombée amoureuse de la nourriture française

(et oui, celui-ci était un piège) Qui aurait pu croire il y a deux ans que j’aimerais le fromage?!! Certainement pas ma mère. Alors merci les burgers industriels infects, les Jerky Beef, les Lucky Charms, les portions gigantesques qui finissent par pourrirent dans le frigo ou le placcard. Merci de m’avoir fait apprécier à leur juste valeur « the french baegueeeette » et « the chocolate croissanTE » (oui, c’est triste mais les américains n’ont pas réalisés qu’un croissant et un pain au chocolat n’ont pas la même tête).

3. A San Francisco, je suis presque tombée amoureuse de moi-même

(Attention alerte grosse tête) Je ne vais pas vous dire que, à côté de tous ces ploucs d’américains, je me suis soudainement trouvée si supérieure en tous points (même si niveau vestimentaire certaines fois…). Je pense simplement que cette année au bout du monde m’aura permis de prendre confiance en moi, de découvrir de quoi j’étais capable, de découvrir qui j’étais vraiment, moi, loin de tout ce(ux) qui pouvait me définir. Cette année m’a profondément fait grandir et conduite un peu plus sur le chemin de la grande personne adulte que je deviens petit à petit. Et cette personne que je deviens, ce moi en construction, je l’aime bien.

4. A San Francisco, je suis tombée amoureuse d’une atmosphère

A l’approche de l’hiver Parisien, je peux affirmer que je suis profondément attachée au micro-climat océanique de la ville que j’ai quittée ensoleillée. Mais tout n’est pas qu’une question de chaleur sur la peau en regardant l’océan (ce qui est tout de même bien rare à San Francisco), on ressent surtout dans la Bay Area une énergie que je n’avais encore jamais vécue de cette manière avec par exemple les Street Fair (fêtes de quartiers) régulières, la foule qui grouille les week-ends au Dolores Park, le joueur de batterie en début de soirée à l’angle de Union Square. Et puis au-delà de San Francisco, cette année passée m’a permis de découvrir toutes les variations d’atmosphères en Californie, la multiplicité de possibilités qu’offre ce pays dans un pays.

5. A San Francisco, je suis tombée amoureuse. Tout court.

Ce dernier point se passe certainement de commentaires mais explique aussi la magie, l’intensité et la valeur de ces, finalement, si petits mois.

Comme vous l’aurez compris, ce post marque la fin « officielle » de ce blog qui n’a alors plus de raison d’être. Cet article n’était bien évidemment pas exhaustif et hautement plus personnel que tous les précédents, il me semblait cependant important de livrer ce bilan de mon ressenti et de remercier toutes ces AMAZING AWESOME BITCHEEEEEES avec qui j’ai vécu cette expérience car, au final, au-delà de toutes ces aventures amusantes, étonnantes, ces belles photos que j’ai partagées cette année, il ne reste que cette petite part de personnel.

Une petite part de San Francisco reste dans mon coeur et une petite part de mon coeur est restée à San Francisco.