On the road (1/2)

par épiquevictoire

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Chose promise, chose dûe. Voici donc un nouvel article sans vous faire trop patienter (j’aime à imaginer vos têtes surprises et réjouies, je me fais plaisir). Aujourd’hui ce sera donc un débrief détaillé de la première partie de mon grand-week de 4jours (by the way, merci messieurs Lincoln et Washington pour ce lundi sans classe en l’honneur de President’s Day) et du road trip dans lequel nous nous sommes lancés.

Étape N°0 : Highway 1

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Cette fameuse autoroute n’a pas réellement constituée une « étape » de notre aventure mais il me semblait important de lui dédier quelques lignes étant donné qu’elle nous a accompagné pendant plus de 3jours de San Francisco à Venice. Vous êtes forcément familiarisés avec l’Highway 1 (ou California Pacific Coast Highway): c’est une autoroute qui longe l’océan Pacifique, comme l’indique son nom, du Nord au Sud de la Californie et vous l’avez surement vue dans un film, une série (oui je nie totalement penser à des choses aussi futiles que 90210) ou même certaines pubs pour voitures américaines. Et comme vous pouvez l’imaginer, longer l’Océan Pacifique est tout de même beaucoup plus sympathique que de traverser la Creuse ou même l’Ardèche pour aller célébrer l’anniversaire de votre tatie Danielle aux joues qui piquent, même quand il est question de plusieurs heures de routes.

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Étape N°1 : Santa Cruz

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En milieu de journée, nous sommes arrivés à Santa Cruz, 1h30 au Sud de San Francisco et 60,000 habitants au compteur. Cette petite ville en bordure d’océan est principalement caractérisée par son activité touristique (comme en atteste Victoire, célèbre géologue et démographe après avoir traversé tout le Broadwalk en bordure de plage bien trop ressemblant à un artefact de Disney, entre Walibi et la vogue de la Croix-Rousse). Nous sommes donc restés quelques heures à marcher le long de la côte, tremper nos pieds dans le sable et profiter du soleil (vous pouvez me détester mais ce genre d’activité est assez représentative de mon week-end).

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Étape N°2 : Monterey

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Pour la 2e pause de la journée, Bienvenue à Monterey! Soyons honnête, les villes de pêcheurs c’est bien mignon mais à part admirer la vue, traverser les Wharfs et sentir l’air marin, il n’y a pas grand chose à voir ou à faire. C’est là que vous vous trompez! À Monterey on a de SUPERS TROP MÉGA GÉNIALES… usines de sardines en boîte, richesse historique et si enrichissante que l’on a malheureusement tendance à sous-estimer. Nous sommes donc passé en voiture devant l’usine de sardines, avons mangé du bon poisson frais (oui oui un fish & chips est du poisson frais en Amérique), jeté un coup d’oeil au port et ce tout en ignorant majestueusement les poissonnières et restaurateurs hurlant pour appâter le client. Bref, en quelques mots, cette petite visite locale fût une expérience I-NOU-BLI-ABLE.

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Étape N°3: 17-Mile Drive et Pebble Beach

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Suite à cette invitation parmi les insiders du monde de la poissonnerie Californienne, ne reculant devant aucun obstacle et aucun tabou, je vous offre une vue exclusive (sans photo malheureusement), tel Bernard De La Villardière, de la vie des riches Californiens et de leurs réseaux. En prenant le petit 17-mile Drive longeant l’océan vous avez plusieurs chances inouïes. Tout d’abord, celle de payer la modique somme de 9.75$ pour pénétrer dans Pebble Beach, une Gated Community comme seule l’Amérique peut nous les livrer et ensuite, celle de pouvoir baver devant des maisons immenses au pur kitsch américain avec vue sur le grand bleu que vous ne pourrez donc jamais vous offrir. Une gated community, pour ceux qui ne connaîtraient pas le terme, est l’équivalent d’un quartier ultra fermé et ultra sécurisé où on doit être acceptés par l’ensemble de la communauté pour pouvoir s’installer. Dans le cas de Pebble Beach, il s’agit aussi d’une unincorporated community où les habitants ne dépendent pas de l’autorité municipale en place.

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Étape N°4: Hearst Castle

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Pour continuer notre petite ballade dans le monde des pauvres, après ma première nuit dans un motel on the road à l’Américaine, voici le petit ranch de vacances de Monsieur William Randolph Hearst. Ce modeste magna de la Presse du début du siècle, ayant hérité de son père millionnaire, avait décidé d’établir un château de type sud ibérique sur un modèle d’architecture baroque et de la Renaissance. Pour simplifier, une petite demeure modeste au summum du kitsch américain mixant tous types d’architectures et d’oeuvres d’art sans aucun discernement mais avec l’intention d’y inviter tout le gratin de la vie Hollywoodienne. Notre guide semblait trouver important d’insister sur la présence régulière de Cary Grant dans le château mais Charlie Chaplin, Roosevelt ou encore Churchill faisaient partie des loyaux invités de Mister Hearst. Car oui, pour la simple somme de  25$, vous pouvez choisir parmi trois différentes visites proposées dans le château et faire un tour des jardins extérieurs. Mais je détruirais tout de suite vos espoirs de grandes et fastes festivités dans les salons du château: à l’époque l’alcool y était interdit à cause de la maîtresse alcoolique de Hearst et maintenant, nous avons simplement le droit de marcher sur des tapis en moquette du plus mauvais goût déterminant les visites de la mansion.

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Étape N°5: Santa Barbara

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Pour terminer notre seconde journée, nous avons roulé jusqu’à Santa Barbara (je vous épargne la description géographique et topologique, regardez donc le plan ou Google, il paraît que c’est formidable). Après avoir marché le long de la côte, trempé nos pieds dans le sable et profité du soleil (je vous avais averti sur le thème énervant et récurrent de cet article),  j’ai modestement pris le temps d’exposer pour la première fois de l’année, un 16 février, mon maillot de bain au soleil. La chose assez agréable à propos de Santa Barbara est certainement ces petits accents de côte basque avec de nombreuses boutiques de surfers et quelques bars à vin en terrasse. Comme vous pouvez l’imaginer après tant d’efforts et avant une petite promenade dans les rues du centre ville, il nous fallait évidemment du réconfort et nous sommes allé le chercher successivement chez Eureka Burger et à la Santa Barbara Brewery Company.

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Je vous abandonne ici pour aujourd’hui, fébriles et en pleins suspens, pour mieux vous dévoiler la fin de mon week-end dès la semaine prochaine. Je vous embrasse de manière ensoleillée évidemment.