I WENT TO A F***ING FRAT’ PARTY B*TCHEEEEES!

par épiquevictoire

© photo: Isabella

Vous voulez de l’alcool? (tous en coeur: OUIIIIII) Vous voulez de la drogue? (tous en coeur: OUIIIIIIIII) Vous voulez du sexe? (OUIIIIIIII). Bref, vous voulez connaître les dessous secrets et scandaleux de la vie étudiante aux États-Unis? (OUIIIIIIIIIIIIII!!) Je sens monter votre impatience et votre excitation mais il faudra attendre un tout petit peu. Il me semblait important, tout d’abord, de planter le décor et le contexte, de manière tout à fait sérieuse et journalistique, de ce que représentent les fraternités (et sororités) ici, à Berkeley.

En débarquant à Berkeley, voilà donc ce qu’on aperçoit des fraternités ou « frat' » comme on les appelle ici. De grandes maisons qui longent le campus avec de grosses lettres grecques inscrites sur la façade. Il faut savoir que ces demeures sont le lieu de 1) résidence de certains membres 2) fêtes. Après quelque investigation digne d’Enquête Exclusive, il faut savoir qu’être membre d’une frat’ est très rentable lorsqu’on est un garçon (400$ le semestre pour fête, alcool,… en illimité) mais beaucoup moins pour une fille dans une sororité (2000$ le semestre). Alors une frat’ c’est quoi? Si on écoute certains membres, c’est rencontrer des « brothers » ou « sisters » avec qui on sera liés à vie, même après l’Université. C’est se garantir une vie sociale aussi riche que dérangeante pour la réussite académique, c’est distribuer des flyers sur le campus pour attirer de nouveaux membres et c’est pouvoir porter 24/7 un t-shirt à l’effigie de son clan chéri. Selon mon ami Wikipedia, il y aurait donc une vingtaine de sororités et une cinquantaines de fraternités à Berkeley (de ΔΔΔ – simple mais efficace – à ΣΑΕ – sur la photo ci-dessous – en passant par une infinité de combinaisons de lettres grecques).

La définition selon le dictionnaire d’une fraternité est donc « une organisation locale ou nationale d’étudiants masculins, principalement avec un but social, avec des rites et initiations secrets et un nom composé de deux ou trois lettres grecques » (ici). En dehors du sexe de leurs membres, certaines fraternités/sororités se démarquent par d’autres critères. Certaines sont réservées aux étudiants en business, d’autres aux étudiants gays, il y en a vraiment pour tous les goûts. Il faut savoir que ces rites initiatiques secrets, le « bizutage », est en effet vraiment secret et il est impossible de convaincre un membre de fraternité de nous donner à nous, simples mortels, une petite idée de ce que cela représente.

Afin de rejoindre une fraternité, en tant que Freshman (étudiant en première année), ou même plus tard, il faut participer à ce qu’on appelle le « RUSH ». Comme son nom l’indique, il s’agit d’une semaine – la première de cours de l’année – où tous les étudiants intéressés par l’aventure « Greek » se pressent à tous les évènements organisés par les fraternités afin d’espérer en intégrer une. Ainsi, ces étudiants établissent une liste en fonction de leur choix de frat’/sororité préférés, les membres des frats font de même (et oui, vous êtes jugé principalement sur une première impression pour rejoindre le fameux Graal) et si vos choix correspondent vous pouvez alors miraculeusement intégrer l’organisation de vos rêves (oui oui, il s’agit d’un rêve pour certaines personnes). Ceci donne lieu à des situations grotesques où des filles survoltées reçoivent un mail du type « THE LIST YOU’VE ALL BEEN WAITING FOR« , avec la liste des nouveaux membres, et hurlent en amphi.

Et donc, pour en venir tout doucement au sujet que vous attendez tous, durant cette semaine de rush, toutes les fraternités organisent les plus grosses soirées possibles pour vous encourager à adhérer. Et c’est ainsi que j’ai débarqué à une soirée Fluo (Neon Party par ici) dans une fraternité. PAPA-MAMAN, LA SUITE N’EST PAS POUR VOUS, ALERTE! Sachez donc que ces soirées sont gratuites (et même l’alcool qu’on y sert) mais assez select’ (j’entends par là si tu es une fille c’est ok, si tu es un groupe de garçons sans invitation il vaut mieux connaître un des membres).

Voici donc comment tout ceci se déroule: au rez-de-chaussé, à peu près 4-5 immenses tables où des étudiants jouaient au BEER PONG (vous avez tous déjà vu des films américains ou des séries américaines, je ne vais donc pas tout vous expliquer) avec des fameux Red Cup qui font rêver tous les malheureux Européens mais qui n’ont rien de véritablement extraordinaire.

Et dès qu’on descend au sous-sol, c’est le « DANCEFLOOR », avec DJ et cie et des dizaines d’étudiants en train de danser. Ceci est honnêtement la partie la plus fun du concept sachant qu’aux États-Unis, il est impossible de rentrer dans un club, boîte ou bar si tu n’as pas 21 ans même sans consommer d’alcool. On danse donc sur de l’electro, de la pop et on a pas honte de se déhancher sur du Miley Cyrus lors du soirée.

© photo: Isabella

 

Quant aux boissons, ici c’est Bière, boisson fruitée alcoolisée dont j’ai oublié le nom, shot de Vodka ou Shot de Jelly. Ici c’est en illimité sans avoir à montrer son ID et ici c’est un peu le paradis quand tu es « UnderAge » et que tu veux te souvenir comment c’était en France quand tu avais le droit de commander un petit demi à une terrasse. (vous pouvez donc voir si dessous un magnifique exemplaire de Red Cup et des fût de bières, personnages emblématiques des films sur la vie étudiante américaine… à moins qu’il s’agisse d’un épisode étrange et mémorable des Kardashians à Vegas).

 

 

Pour conclure tout ceci, la soirée où j’ai été a malheureusement fini assez tôt: 01:30-02:00am. L’avantage alors, c’est que cela nous laisse largement assez de temps et d’énergie pour aller manger un Hot-Dog ou un Tacos tardif, équivalents outre-Atlantique du fameux Kebab post-soirée.

Vous attendiez peut être plus de sexe, drogue et cie alors sachez que lorsqu’on est une fille, il faut se méfier des soirées dans les Fraternités, il faut se méfier de ce qu’on pourrait glisser dans votre verre car ici ce genre de pratique est très répandue. En dehors de ceci, une soirée dans une fraternité, je vais être brutale et sans état d’âmes, ça ressemble quand même beaucoup à une soirée étudiante à la frenchy.

Les photos de nuit ont été filtrées avec Instagram. Bah oui, c’est plus joli et le flou n’est plus alcoolisé mais ar-ti-stique.

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EN BONUS: Juste vous remercier de vos gentils commentaires sur mon blog (sur Twitter, Facebook…), déjà 1000 vues. Je voulais vous demander de mettre en commentaires vos idées, suggestions et envies d’investigations approfondies dans le monde californien pour mes prochains articles.